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 SINE QUA NON 
" Comme un feu dans la nuit, comme une rose rouge dans un champ noirci , comme un été dans l'hiver, comme une lame, dans leurs coeurs de pierre "
Les Sombresonge ou la malédiction d'Elune

 
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Armwèn
Ecuyer

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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 22:24 (2008)    Sujet du message: Les Sombresonge ou la malédiction d'Elune Répondre en citant

"Un peu de moi même pour en finir,
Comme une ombre qui meurt d une overdose d obscurité :
Dans le jardin d éden les fleurs sont grises
Et ton visage se fond dans la bise
Mes mains opèrent ton absence sur une matière indécente
Et dans le linceul de l arrogance je glisse sur la pente
Dans le jardin d éden les fleurs son carnivores
Et mes bouquets signent ta mise a mort.
N'oublies pas, la mémoire c est pas pour se souvenir c est pour souffrir"
 

Armwèn Sombresonge -Lettres d'Outrecoeur- 




Qui suis je ? Depuis longtemps Armwèn essayais de trouver les réponses sans jamais vraiment y parvenir.
après avoir questionné son passé, éviscérer les morceaux d'avenir il sut alors qu il devait se détacher de son essence afin d'appréhender la véritable question qu'elle est cet être qui existe en moi?

zarostra "arpenteur de limbe", le chaman aveugle des tarides, disait que seul l être qui ne s'attache pas a sa signification mais a son devenir se libère alors de toutes contingences morales et sociales."Nul n'est héros s'il ne prends pas courage a vaincre ses propres dragons"

Armwèn ne comprenait pas pourquoi il était là ni ce qu il y faisait. Il se souvenait de la grotte emplis de l'odeur suffocante perdue au milieu des tarides mais rien ne pouvais expliquer l'étendue neigeuse qui l'entourait ni le froid qui le mordait.
Mais bientôt ce fut comme si le monde se rétrécissait. Seule restait vraie et première la faim qui le tourmentait. De point perdu dans l infini, il devint l infini lui même, sa faim dévorant le monde qui le portait l'aspirant au point de l englober tout entier.

Il sentit ses dents mordre et déchirer la chair, la chaleur impie du sang emplir sa gorge. Les cris de sa victime se noyaient déjà dans le deferlement de son plaisir, affluant de toutes part, distordant ses sens apaisant son âme d'un bonheur quasiment instinctif qui ne lui donnait même pas envie de sourire. Juste le sentiment de satiété,juste l envie simple de vivre.

Il continua son chemin, la faim toujours en éveil mais il découvrit alors que son odorat et son ouïe était bien plus forte qu avant lui permettant même de reproduire mentalement sa prochaine victime.
La druide cueillait les hivernales en chantant dans la vielle langue oubliée des biens nés.
Armwén tourna autour d elle la reniflant, salivant, son plaisir aiguillonner par la peur qui émanait de la jeune kaldoreï.
Elle lui fit face sous sa forme d'ours mais Armwèn trop affamé n'en n eu cure. Il bondit sur sa proie.

L'eau rentraient dans ses poumons, les glaçants avant de les noyé, la druide avait disparue, la neige avait fondue, siégeant sur le bord du puit de lune une divinité oubliée souriait froidement sans efforts. Armwèn sentit alors son âme quitter son corps.
Il regarda une dernière fois en arrière et vit alors le loup qui se débattais encore dans l'eau du puit sous le regard étrangement satisfait de la déesse vengeresse.



Kultarad secoua le chasseur. Il était inquiet et c'était chose rare chez cet orc.
Armwèn peina a revenir dans la grotte qu il avait quitté...quand? ça il ne pouvait pas le dire.
Son regard croisa celui de l'Orc puis mis a mal par une fatigue soudaine sa tete tombant sur le coté, il vit Zarostra le chaman en sueur et tremblant.

Bien plus tard alors qu ils repartaient pour Orgrimmar, Kultarad le guerrier troubla le silence d'une voix étrangement calme.
<< - Tu es mon frère à présent Horsclan. je partagerai ta haine comme ta clémence .>>

Plus que jamais l'elfe allait être un loup pour l'elfe....


PREMIÈRE DESCENTE AUX ENFERS

Zahargoth regardait le soleil se coucher; les couleurs du lac Mystral glissaient en strates successives dans un mouvement d une intense candeur.
La lune apparue derrière un nuage retardataire et il lui adressa une prière muette. La nuit venait, doucement, sans doute pour ne pas briser la douce quiétude de ses lieux.
La Dame s'en était retournée à Darnassus et son souvenir dansait au rythme des jeux de lumière sombre.
Elenlindalë comme il l apellait aussi, le "chant des étoiles" car c'était dans ces moments d'absence trop longue qu'elle venait lui parler; lorsque les constellations emplissaient le ciel.
Il était seul enfermé dans cet exil volontaire où, à travers la beauté de la nature, il arrivait à sublimer celle de La Dame.
Pris dans ce maelström de grâce, il laissa aller son âme voguer à la recherche de sa bien aimée et, d'un geste souple et posé, il griffonna quelques mots sur le marque page de son livre de chevet.
Savourant encore quelques instants la félicité de se calme retrouvé, il rangea délicatement "l'art de la guerre" dans sa besace.


Bientôt les astres seraient là et l'insidieuse folie qui le rongeait couvrirait bientôt, d'une fièvre acre et abondante, son corps crispé en proie aux visions terribles qu'il partageait avec Indis. Bientôt elle lui apparaitrait, tout près, dansant dans le souffle chaud de sa respiration, volant comme une fine dentelle, fantôme hantant sa déraison. Et il l'appellerait encore, comme chaque soir passé loin d elle: "Danse avec la Nuit". Mais seul l'écho insupportable de sa respiration chaotique lui répondrait...


Lihyth, était sans doute la plus improbable des lieutenants de Zahargoth. Belle, indépendante, fière et farouche, son corps vif et musclé de panthère était à lui seul une ode à la splendeur elfique. Lihyth était contente d avoir recu cette promotion mais non moins surprise. En effet, si elle restait loyale à la Dame elle n'admettait pas cette outrageuse superiorité raciale dont lui rabattait les oreilles le Commandeur Zahargoth. Elle pensait sans calcul, mais plutôt de façon pratique, que la venue des nouvelles races offrait sans doute de nouvelles possibilités ainsi qu'une nouvelle chance au monde de renaitre de ses cendres.
Toutefois elle respectait son supérieur. Tout ce qu elle savait concernant les technique de combat, elle le lui devait. Mais aimant sa liberté elle avait du mal a supporter son arrogance et son autorité. Elle adorait partir en reconnaissance, libérée du joug de son commandeur; là elle pouvait s'épanouir enfin, en osmose avec la nature.
Ce qu elle exécrait par dessus tout c'était l'abattement dans lequel Zahargoth s'enveloppait chaque nuits. Certes, elle admirait cet elfe en le voyant combattre mais ne pouvait supporter les plaintes et les râles qui sortaient de la tente du Commandeur à la nuit tombée. Elle éprouvait même de la honte à savoir que ses hommes pouvaient aussi les entendre.
Comment un seigneur de la guerre pouvait-il a la fois se montrer ferme dans des décisions décisives et par moment devenir une larve sans volonté.

Un soir alors que les cris étaient tellement forts que les hommes en vinrent à prier quelque intervention d'Elune, Lihyth fit irruption dans la tente de son supérieur. Le spectacle était affligeant: cartes éparpillées, bouteilles de vin elfique renversées, et lui, blanc, suffoquant, le regard exorbité mais étrangement vide, semblait implorer la pitié. Lihyth sans ménagement remit de l'ordre sur son lit et le bordât comme un enfant. Dégoutée par la vision de ce sous-elfe, la bonté qui sommeillait en elle parvint néanmoins à prendre le dessus. Non sans une bonne dose de réticence elle épongea le front du malheureux. Celui-ci se calma et un sourire niais traversa son visage, ce qui eu pour but d'énerver encore plus son lieutenant. Furieuse, elle se retira. Au passage, elle fit tomber un livre. Le ramassant, elle trouva un marque page et sur ce dernier put lire :

"tes noms ont une saveur exquise et mes lèvres endormies se délectent de leur passage.
Elenlindalë, revient t'échouer sur les rivages de ma conscience !
Danse avec la nuit, apparait en filigrammes fantômes dans la rosée de ma tristesse."

"Pauvre fou" pensa-t-elle ainsi "est-ce cela ta vénération pour la dame !"
et reprenant à voix haute, hautaine devant le corps inerte :
<<- tu es minable , et dire que tu oses vouloir me faire admettre que ma liberté peut causer ma perte ! pfff ! mais regardes toi tu es enchainer à un amour que tu sais impossible. Je ne combat pas des chimères moi ! pauvre fou!>>
Les yeux embués par des larmes subites, elle quitta la tente laissant Zahargoth à sa torpeur. Il fallait a présent qu'elle rassure les hommes et reniflant en s'essuyant les yeux elle se rendit au feu central.
_________________
"l'œil n est jamais que le reflet de l'âme"


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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 22:24 (2008)    Sujet du message: Publicité

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