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 SINE QUA NON 
" Comme un feu dans la nuit, comme une rose rouge dans un champ noirci , comme un été dans l'hiver, comme une lame, dans leurs coeurs de pierre "
De Sang Froid

 
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Difenda
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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 16:56 (2008)    Sujet du message: De Sang Froid Répondre en citant


Je suis morte un beau matin d'été, sous le soleil cuisant. Dans le sang, dans le bruit, dans la trahison



Vivre vite, aimer fort, mourrir jeune 



J'ai toujours commencé mes leçons par cette petite .... phrase, c'est devenu mon credo ..... Un beau matin d'été ou la chaleur nous étouffe et l'air se fait rare, on m'a assassiné.... 



* regard sombre* 





Je n'ai jamais eu peur de la mort.... je vivais pour elle, me battais pour elle et tuait en son nom. Je l'attendais, l'esperais, la suppliais de me prendre dans ses bras .... je la vénérais *s'arrête pour réfléchir*Maintenant que j'y repense, je l'ai toujours aimé .... Enfin bref, tout ça pour vous dire que le jour ou je suis morte j'étais plutôt heureuse *sourit*





Pourquoi ? .... Laissez moi vous raconter 

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MessagePosté le: Ven 11 Avr - 16:56 (2008)    Sujet du message: Publicité

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MessagePosté le: Ven 25 Avr - 17:23 (2008)    Sujet du message: Chapitre 1 : Des bienfaits du feu Répondre en citant

De Sang Froid 

           PARTIE 1 : Aime comme si un jour tu devais haïr. 

Le feu, le sang, la trahison, la douleur.




chapitre 1 : Des bienfaits du feu.




Mon enfance fut balayée dans un souffle du destin, aussi cruel qu'il fût, ce n'était pas plus mal.


Un beau soir d'été, ou la chaleur nous écrase, le futur frappa à ma porte, ou plus exactement, défonça la porte de l'auberge de mes parents. Nous étions 4, mon père, ma mère, ma grande soeur et moi. Ils tuèrent d'abord ma mère, proie facile réfugiée derrière le comptoir en bois. La terreur envahissait son doux visage, lorsque la lame la pénétra, pas un cri, ni un mot ne sortit de sa bouche. Le suivant fût mon père, le pauvre essaya de se défendre, mais 5 épées contre un pauvre couteau de cuisine .... autant se suicider tout de suite. La dernière fût ma soeur .... ce qui lui firent ... je le fit subirent à bien d'autres, vengeance ou plaisir de la douleur ? je ne saurais le dire. Ma soeur était magnifique, une des plus belles filles du comté. Sa gentillesse et sa douceur, son odeur de lavande, sa peau douce... je me rappelle de tout. Elle est morte souillée, sa peau lacérée, son odeur disparaissait sous les relents putrides de bière et de sueur. Ces gros porcs en rut l'ont violé . Ces cris me glaçaient d'effroi, moi, la petite humaine cachée sous l'escalier. Les hommes de main ne m'ont pas vu. Je me suis enfuies par la porte de derrière, courant à en perdre haleine. Lorsqu'ils ont mis le feu à l'auberge, j'étais déjà loin. 

 

 
Je passais les jours suivant à errer dans la forêt, jusqu'à ce que je tombe sur les murailles de Hurlevent. Une gamine perdue dans la grande cité, ça ne passe pas inaperçue. Il s'appelait  Lÿcre, il était brun, les yeux verts, la peau mate et l'air sournois d'un petit voleur de rue. La première fois que je l'ai vu il faisait les poches des passants. J'errais, hagarde, les yeux vitreux, le ventre creux, une couche de saleté recouvrant les chiffons qui me tenaient lieu de vêtement. Je crois qu'il m'a pris en pitié. Il m'a emmené dans les bas-fond de la ville, pour me présenter à des soit disants "amis". La vie avait fait d'eux des êtres sans coeur, vidés de toute conscience. Je me mis à voler en leur compagnie : Lÿcre, notre chef, Aurïane, Lyræ, Elfø et moi : Eryn. Nos journées étaient faites de cavalcades dans les rues pavées de Hurlevent, de vols à la tire, de prostitution et autres menus larcins. Parfaites occupations pour des enfants livrés à eux même. Notre repaire, c'était une petite cave abandonnée, on y accédait par un escalier sale et étroit d'une ruelle glauque. Nous nous réunissions chaque soir, pour mettre en commun notre butin, manger ce que nous avions dérobés et nous reposer. L'hiver approchait à grand pas, le froid commençait à nous mordre les joues et la cave n'était pas assez isolée. Lyræ tomba malade, elle avait de la fièvre et crachait du sang. Nous n'avions pas assez d'argent, et sûrement pas assez de cran pour aller voir un soigneur. Le vent glacé nous l'emporta. Lÿcre nourrissait de grand projet mais c'est seulement à ce moment qu'il décida de nous en informer. Je crois que la mort de Lyræ fût le déclencheur. C'était peut être un voleur de bas étage mais il tenait à ces amis, enfin à l'époque. Il voulait sûrement nous protéger du monde, du mieux qu'il pouvait. Sa brillante idée se résumait en une phrase : " prenons le contrôle de la pègre". Simple à annoncer mais beaucoup moins aisé à réaliser. En ces temps là, il n'y avait pas de chef ou de "roi des voleurs", chacun agissait pour son compte. Lÿcre désirait rassembler nos forces, que nous puissions nous organiser contre la milice de la ville, il voulait de l'entraide entre les différentes bandes, un réseau bien construit ou chacun trouverait son compte : plus de morts inutiles, plus de batailles dans les rues ...  C'était un beau projet, mais oh combien difficile à réaliser !  

 
Et pourtant ... et pourtant ..... * secoue la tête en souriant gentiment*..... 

 

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MessagePosté le: Lun 28 Avr - 11:42 (2008)    Sujet du message: Chapitre 2 : Des bienfaits du sang Répondre en citant

 
 
Mon adolescence se déroula dans le sang des crimes commis pour accéder au pouvoir.  
 
 
Les jours, les saisons s'écoulaient lentement, les années suivirent. Nous attendions notre heure, comme des bêtes tapies dans l'ombre. Lÿcre réunissait du monde, notre cercle de connaissance s'agrandissait à vue d'oeil. Une véritable petite armée se réunissait chaque soir dans notre cave. Le projet prenait forme, il fallait désormais rassembler plus de personnes, trouver un endroit plus grand, plus accueillant et s'organiser. Cela pris du temps, beaucoup de temps, Lÿcre travaillait avec acharnement, il partait tôt le matin pour ne rentrer que tard dans la nuit. A chacune de ses expéditions, il ramenait de nouveaux compagnons, de nouvelles armes, il nous décrivait avec soin les recoins les plus sombres qu'il avait visiter, afin d'installer un nouveau camp. Pendant ce temps, nous vaquions à nos activités habituelles : vol à la tire, prostitution ... les besoins étaient plus grands, nous devions travailler plus, ramener toujours plus de pièces d'or, mais nous le faisions avec joie et plaisir. Je ne sais pas vraiment comment Lÿcre s'y est pris pour rassembler autant de monde et de moyens, il n'était pas splus âgé que nous, quelques années de plus c'est tout. En deux années, il réussit à se hisser au sommet de la "pègre".   
 
 
 
 
Lorsqu'arriva notre heure, nous nous abattîmes sur la ville avec la force d'une tornade. Tous pliait à notre passage, nous avons commencé par les petits commerçants des bas fonds, puis nous nous sommes attaqués aux bandes qui ne s'étaient pas encore jointes à nous. Cela ne s'est pas fait sans mal. Les batailles qui ont précédé notre prise du pouvoir restent dans les annales de Hurlevent comme les plus sanglants combats de rue. La première nous opposa à Djikr et sa bande. Une nuit tiède de printemps, le soleil disparaissait derrière les toits, l'eau s'écoulait lentement sous le pont, nous étions tous rassemblés sur la rive, attendant le signal de notre chef, près à déferler sur leur repaire. Lorsqu'il leva le bras, nous étions près. Deux vagues successives de gamins enragés envahirent la ferme qui leur servait de repaire. Ils n'eurent même pas le temps d'empoigner leurs armes, ni de se défendre. Nous nous sommes jetés sur eux, les écrasant par la force. Nous les avons lacéré de nos dagues, nous les avons éventré, le sang giclait de leurs blessures. Les cris qu'ils poussaient ne faisaient qu'abreuver notre soif de violence. Lorsque Lÿcre s'approcha de Djikr, presque toute sa bande était morte ... il était isolé dans un coin de la pièce, adossé au mur, l'air hagard, une blessure béante lui barrait le torse.   
 
 
- Djikr ...  
 
 
Ce dernier leva la tête, perdu.  
 
 
Lÿcre lui trancha la gorge d'un seul geste, le sang lui aspergea le visage. S'essuyant d'un geste nonchalant, il pris la parole :  
 
 
- Voilà ce qui arrivera à ceux qui s'opposeront à moi. La mort n'a rien de bon, croyez moi. Si vous voulez vivre, Lÿcre esquissa un sourire, soyez sage.  
 
 
Tel fût son premier discours, ce soir là, je suis tombée amoureuse de lui.  
 
 
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MessagePosté le: Mar 29 Avr - 11:02 (2008)    Sujet du message: chapitre 3 : Des bienfaits de la trahison Répondre en citant

Chapitre 3 : Des bienfaits de la trahison 

 
Mon passage à l'âge adulte se fit dans un élan de trahison .... 

 
Dés lors que je pris conscience de mes sentiments, mon unique objectif était de les cacher. Je n'avais pas de temps à perdre, ni d'énergie à gaspiller dans des futilités telles que l'amour. Je devais gérer les putains. Elles faisaient partie intégrante de notre petit " commerce " , très utiles, elles pouvaient surveiller un secteur, faire du repérage à domicile en vue d'une petite visite, faire du chantage auprès d'un notable venu s'encanailler .... Alors parler d'Amour dans de telles conditions ... 

 
La seule ombre au tableau, c'était que Lÿcre le savait. Comment, pourquoi et depuis quand ... je n'en sais rien. Il m'a attaqué comme on conquiert une citadelle. Il a commencé par saper mes défenses, elles sont tombées, les unes après les autres. Puis il s'en est pris à mon coeur, il s'y est introduit comme un poison, coulant dans mes veines, remontant peu à peu. Il s'y est installé et y à grandit.  

 
J'avais beau avoir vendu mon corps au plus offrant, et fais du sexe mon domaine de prédilection, ma véritable première fois fût avec lui, l'homme que j'aimais. Je ne savais même plus comment m'y prendre, lorsqu'il chercha mes seins sous ma tunique, je crus défaillir ... quelle idiote j'étais, moi la prostituée expérimentée, lorsqu'il m'embrassa, mes genoux me lâchèrent. Ce qu'il se passa ensuite, ce n'était ni de l'amour, ni de la tendresse, c'était du viol, c'était moi dans la cage de ses bras, moi sous son emprise. Il n'y avait plus d'échappatoires. Le soir où il m'a prise, j'étais totalement à lui. 

 
Cet homme ne m'a jamais aimé. Il ne voulait que mon corps, mon esprit et mon amour..... bah. 

 
Je l'ai compris bien trop tard. Notre relation a duré aussi longtemps que j'ai pu me voiler la face. Ce furent les plus beau jours de ma courte existence. Comment décrire cette sensation qui vous brûle le ventre quand vous apercevez l'homme que vous aimez ?  Ce battement de coeur qui semble vous déchirez la poitrine, cette impression que le monde s'écroule autour vous, cette chaleur qui vous envahit. 
Je vivais dans ma bulle, ne voyant et n'écoutant que ce qui m'arrangeait. Bien dès fois, mes amis essayaient de me prévenir, mais comme toute bonne amoureuse, je n'y prêtais pas attention. 
Je suis rentrée un soir, traversant les caves comme à l'accoutumé, descendant toujours plus bas dans le ventre de la terre. La chambre de Lÿcre se situait au plus profond des catacombes. Le couloir qui y menait se découvrait devant mes yeux, un dernier tournant et j'étais rendue. Comme à chaque fois que j'approchais le lieu dit, mon coeur se serrait, mais cette fois ci, ce n'était pas pour la même raison. A chaque pas, je retenais mon souffle, des cris de bêtes résonnaient sur les pierres humides. Le couloir rétrécissait au fur et à mesure que mes yeux s'agrandissait. Lorsque j'ai poussé la lourde porte en bois, je savais ce qui m'attendait.   

 
Lÿcre et Aurïane, dans le lit ou nous avions si souvent ... couché ensemble. Maintenant, quand j'y repense, il n'y avait rien de tendre entre nous deux, pas de câlins, de baisers volés, pas de mains serrées, juste lui, moi et ce lit. En dehors de cette chambre notre relation n'existait qu'à travers mes dires. Je suis resté longtemps à les regarder : voir à quoi ressemblait la trahison. Pire qu'un couteau dans les entrailles, qu'une balle tirée en pleine tête, je me sentais tellement .... morte. Le plus étrange, c'est que je n'avais jamais eu de pensées aussi claires. Je voyais les événements se dérouler devant mes yeux, leurs deux corps se presser sauvagement, Aurïane, les yeux clos qui gémissait de plaisir ... C'en fût trop. J'ai fermé la porte doucement, je me suis retournée, la rage au ventre et les larmes aux yeux et je suis partie. 

 
Cette nuit là , j'ai juré sa perte. 
 

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